Coucher pour réussir…


UnPeuSoleilEauFroide

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Encore un jeu avant la fin de l’été…


InviteMystere

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Vieille dame indigne?


Manglehorn

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Scott Walker : heureusement qu’ils sont plusieurs !


Quand le songwriting de l’artiste remplace efficacement les ambitions de l’actuel candidat républicain à la présidentielle des États-Unis.

Matthieu Z.

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Pourquoi le MEDEF devrait profiter de l’été pour se faire l’intégrale des films de John Huston


QuandVilleDort

Le 7 novembre 2014 sur BFM Business, Geffroy Roux de Bézieux, vice-président du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) affirmait qu’« il y a un patron de PME qui se suicide tous les deux jours ». Et, comme d’habitude quand ça va mal, c’est la faute à l’État et à ses tracasseries administratives. Les suicides, c’est comme les pertes, c’est toujours socialisé pour le syndicat patronal.

Libération a déjà expliqué combien cette affirmation était faite « au doigt mouillé », mais là n’est pas la question. Il n’y a pas lieu d’évacuer la détresse qui peut frapper les entrepreneurs français. En revanche on ne peut que conseiller à Geoffroy et au MEDEF tout entier de profiter de l’été pour se projeter l’intégrale des films de John Huston, cela permettra à notre élite patronale d’intégrer l’échec dans sa philosophie du risque.

En effet, cela fait maintenant plus de 15 ans que le MEDEF valorise les entrepreneurs, forcément, « risquophiles » contre les fonctionnaires et les salariés, forcément « risquophobes ». Dans un entretien publié dans le N°43 de Risques, la bien nommée revue de la Fédération française des sociétés d’assurances, en septembre 2000, Ernest-Antoine Seillière pérorait : « dans les valeurs que nous défendons, il y a bien évidemment la prise de risque, la responsabilité, la volonté d’innover et de participer à tous les défis scientifiques et technologiques d’aujourd’hui ». Mais le même Ernest-Antoine Seillière oubliait de parler de l’échec, de l’erreur de gestion, de l’impasse stratégique, de la mauvaise analyse des marchés, bref de tout ce qui peut ruiner ou mener à la faillite un entrepreneur et qui est tout aussi lié à l’individu que la prise de risque.

C’est pour cela qu’il faut voir et revoir les films de John Huston, pour comprendre comment on peut participer à son propre échec, sans avoir besoin d’accabler les « assistés », les « étrangers » ou l’« État », et pour apprendre à accepter cette part moins glorieuse. Il faut voir comment Kasper Gutman (Sydney Greenstreet), aventurier, recherche en vain Le Faucon maltais (1941) parce qu’il est fait de « la matière dont sont faits les rêves » ; il faut regretter que « Doc » Erwin Riedenschneider (Sam Jaffe) dans Quand la ville dort (1950) se fasse arrêter pour avoir trop traîné dans un café à regarder une jeune et belle danseuse ; il faut entendre les cris de Roslyn (Marilyn Monroe) dans Les Désaxés (1960) qui s’emporte « Dieu les maudisse tous ! Ils ont tout changé, tout défiguré. Ils ont tout barbouillé de sang, ils en ont fait du fric et de la merde comme du reste ! ». Ou encore il faut se souvenir de ce qu’écrit James Joyce dans Les Gens de Dublin, dernier film que John Huston réalisa en 1987 : « Il était exaspéré par la droiture même de son existence. Il sentit qu’il avait été proscrit du festin de la vie ». Une société de risques ne peut rejeter complètement sur les autres la possibilité de l’échec.

Marc Gauchée

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L’ARABE DU FUTUR


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