Du bruit ! 23 mai, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Gros son.Tags: 90's, Hint, Les Thugs, Portobello Bones
add a comment
Détournement de valeurs 12 mai, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Politique & Société.add a comment
Je ne les ai pas entendus. Peut-être ai-je mal tendu l’oreille ? Mais je ne les ai pas entendus. Tous ceux qui s’étaient indignés du sort fait au drapeau français en 2010 et tous ceux qui s’indignent encore de la présence de drapeaux rouges ou étrangers sur la place de la Bastille, le 6 mai 2012, n’avaient pas réagi à la couverture du Figaro Magazine du 4 juin 2011.
Rappelez-vous. En mars 2010, une photographie de Frédéric Laurent, lauréat d’un « coup de cœur » du marathon photo de la FNAC de Nice, catégorie politiquement incorrect, provoquait le scandale. Il s’agissait d’une image d’un homme vu de dos, pantalon sur les chevilles, s’essuyant les fesses avec le drapeau tricolore. Le cliché avait choqué Charles-Ange Ginesy, député UMP des Alpes-Maritimes : « Il faut que nos jeunes générations apprennent à respecter les valeurs de la République, et le drapeau en fait partie ». Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la justice, réclamait des poursuites contre ce comportement qu’elle jugeait « intolérable ».
Et voilà qu’en 2011, Le Figaro Magazine fait un dossier sur « La France des assistés », dénonce ces « canapés » qui restent devant leur télé en engrangeant des allocations et l’illustre d’une photographie de drapeau national réduit à un hamac sans provoquer la moindre protestation à droite.
Pourquoi ce silence ? D’abord parce qu’en 2010, la droite se devait de porter haut et fort les symboles de la République pendant qu’elle s’affranchissait allègrement de ses valeurs. Le bouclier fiscal, les rafles à la sortie des écoles, la chasse aux Roms, les atteintes à l’Etat social défiguraient chaque jour l’idéal de liberté, d’égalité et de fraternité. Ensuite parce que la stratégie, copiée sur celle de George W. Bush et des néoconservateurs américains, consiste à dénoncer vigoureusement les petits avantages pour protéger les gros privilèges. Le dossier du Figaro Magazine a ainsi été commis par Sophie Roquelle, épouse de Jean-François Cirelli, cadre dirigeant de GDF-Suez qui, en 2009, avait triplé sa rémunération pour atteindre 1,3 millions d’euros annuels. De quel montant est le RSA ? De combien a augmenté votre facture de gaz ? À qui profite le système ?
Heureusement, tout cela n’est qu’un mauvais rêve. Le Conseil d’Etat a limité sérieusement la portée du décret du 21 juillet 2010 instituant « l’outrage au drapeau tricolore ». Selon la haute assemblée, il n’y aura pas outrage s’il y a un message politique, une démarche artistique ou une réflexion philosophique. Rompez.
Marc Gauchée
Les femmes sont fortes 9 mai, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Politique & Société.Tags: Céline Sciamma, Féminisme, Joy Sorman, Julia Leigh, Littérature, Virginie Despentes
add a comment
Je me permets une incartade littéraire pour parler des femmes qui écrivent. Des écrivains ? Des écrivaines ? On s’en fout, les deux fonctionnent. On connaissait déjà la puissance des Trois Femmes… de Marie Ndiaye, alors qu’évoquer concernant ces trois autres là, sinon leur force ? Tandis que Julia Leigh nous transmet ses démons dans un roman ultimement noir, véritable pépite d’angoisse émanant d’Australie, avec son macabre ailleurs, du côté de la France (dont le prochain gouvernement promet une judicieuse parité) c’est Virginie Despentes qui défonce tout dans une histoire d’apocalypse, ou bien Joy Sorman, qui boxe avec les mots, dans un style très très très percutant. On est loin de Tomboy, très beau premier film de Céline Sciamma, qui reprend toutefois, mais de manière adoucie, les thèmes identitaires développés dans Boys, boys, boys. Les femmes sont fortes, décidément. Et nul doute qu’elles mettent les hommes KO sur le ring de la littérature contemporaine. En tout cas pour l’instant. Car n’était-ce pas Joy Sorman qui annonçait dans son premier roman “Maintenant je veux qu’on me pète la gueule” ?
Matthieu Z.
Moi, François, Président de la République 4 mai, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Gros son, Politique & Société.Tags: François Hollande
add a comment
Nicolas Sarkozy = Docteur Folamour ? 3 mai, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Politique & Société.Tags: Elections
add a comment
La France Encore Plus Forte 1 mai, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Gros son, Politique & Société.Tags: La Rumeur
add a comment
1er mai. Jour du « vrai travail », y paraît selon certains. Profitons de l’entre deux tours présidentiel pour rappeler les paroles du titre Encore Plus Fort extrait du maxi de La Rumeur, Le Bavar & Le Paria, sorti en 1999. Le rap, c’est comme les bonnes bouteilles de pinard, ça se bonifie avec l’âge et ça se débouche pour les grandes occasions.
L’arme que j’affectionne
Dresse un crédo à rebrousse-poil
Cultive l’acrimonie d’rigueur
Dans une France féodale
(…)
D’urgence une nécessité de plus
Faire bouffer cette rage
Ce besoin vital d’aligner outrage sur outrage
Par dessus les traits trop bien dessinés
D’un consensus puant
Qui a pour jeu d’discréditer
Nos faces stigmatisées
Et puis si je conduis
Hors de sentier, hors des voies permises
Hors du clinquant des avenues de marquises
C’est qu’mes aspirations sont rouges et pas grises
L’expertise a même révélé
L’traumatisme
De l’enfant d’ouvrier
Qui voit la bave du patron s’agiter
Et humilié
Ma parole cette parole j’veux la voir
Déchirée d’part en part
J’la veux pas
(…)
J’veux la voir
Distribuer des coups de pompes dans l’cul
A qui nous prive toujours et encore de notre dû
_ Marque ça
Noir sur blanc
Chaque étape
Des bandes du parc aux faux plans
Aux histoires qui dérapent
J’ai vingt cinq ans
Et toutes mes dents
Y’a plus d’temps à perdre
Faut qu’on se sorte de la merde
Y’a d’la mauvaise graine
D’la mauvaise herbe
Y’a des baffes qui s’perdent
Mais bon en gros chacun s’démerde
Des profs de rue
c’est pas ça qui nous manque
Et des trempes non plus
On en a pris par nos renp
J’attrape des crampes
À m’retourner l’cerveau
Pourtant ici rien d’nouveau
Alors où je vais
D’où j’viens
Y’a pas grand-chose dont j’me souviens
Sauf l’image de mon père
Trimant pour notre pain quotidien
_ C’qui m’renforce dans c’que j’pense
Faut l’amorce pour qu’ça pète sans échéance
T’as vu l’ambiance
D’toute façon y’a que des hyènes
Des chiens et des chiennes
Qui pour une place au soleil font la file indienne
Alors j’trace mon chemin
Faut qu’j’bouffe à ma faim
Et c’qui alimente ma haine
C’est qu’je suis parti de rien
Nous aussi on vise haut
On vise ton putain d’magot
J’te l’dis en argo
Dans un vulgaire patois d’prolo
Encore plus fort
Pour encore plus de delbor
_ Te perfectionner dans l’art de pointer
C’qui gêne, c’qui hérite, c’qui fait chier le peuple
Et qui déchaîne les passions
Un maximum de bruit
Avec un max d’opinions cinglantes
Car il le faut
Si on veut plus qu’ça traîne
Pas d’illusions à s’faire
Rien n’est tout beau
On t’ment
Te surveille
Grâce à ta carte bancaire
Le pays clame tout haut
Que chacun a sa chance ici
Et tous grattent leurs tickets
Mais personne n’a d’pot
La survie est d’rigueur
Les p’tits boulots pullulent
A long terme le labeur paye peu
Y’a pas de pécule
(…)
Pour que la misère se taise
Pour qu’le poids du fardeau des gens
S’annule au mieux au mieux s’allège
Les rêves plein les yeux
Les p’tits des quartiers
Espèrent devenir riches
Que leurs projets quittent leurs feuilles de papier
Le mensonge traîne ses bases dans nos coins
Foulent aux pieds les envies d’existence du peuple, frangin
_ Après l’effort le réconfort
Maintenant il est grand temps d’tirsor
Les tenants et les aboutissants d’ce sale métier
Répondent à une demande qui eux dépendent de ces fils de putes
C’est comme ça depuis toujours
Et c’est pas demain qu’ça changera
Jusqu’à preuve du contraire
Tenir en laisse des familles entières
Par des promesses bancales
Enfin j’veux dire de ceux qu’ce putain d’système recale
Les mêmes à qui j’m’en prends
Et sans crier au secours
Que j’veux baiser d’l’intérieur
Jusqu’au restant de mes jours
Les bureaucrates de la musique le savent bien
S’prendront des coups d’chaussures dès qu’il s’agit d’mon gagne-pain
J’radote sûr mais ça fait partie du jeu
Et peu importe le thème vu qu’c’est les mêmes enjeux
Le temps nous l’dira en cette fin de siècle
Parce que ce pays m’doit des comptes sur son carnet de chèques
J’ai c’complexe du colonisé mais j’vis avec
Celui d’un sale rancunier qui t’parle direct
Donc
Quand j’serai grand
J’veux des mûrs et une meuf dans tous les arrondissements
Pour commencer
Des allers-retours Abidjan Paris Dakar Lomé
Pour m’rafraîchir les idées
Encore plus fort
Pour encore plus de delbor
Gabriel L.
Michel Gondry – Gondry Michel 29 avril, 2012
Posted by CINETHINKTANK in L'Envers du décor.Tags: Michel Gondry
add a comment
Quelques images des concept cars imaginées par Michel Gondry pour son prochain film, l’adaptation de L’Écume des jours actuellement en tournage.
© Augustin B.
Nicolas Sarkozy = Arnold Schwarzenegger ? 28 avril, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Uncategorized.Tags: Paul Verhoeven
add a comment
In a mood for futurist rap 19 avril, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Gros son.Tags: Cannibal Ox, Death Grips
add a comment
Alors que Death Grips, formation dark et déjantée de Sacramento, bouscule les codes habituels du rap contemporain, il est judicieux de ré-écouter l’album de Cannibol Ox, The Cold Vein, sorti sur Def Jux il y dix ans, pour mieux comprendre l’évolution d’un genre qui a encore beaucoup à révéler. Rock et musiques électroniques se mêlent désormais au flow malade du chanteur de Death Grips, et il faut peut-être voir dans cette alchimie un lointain hommage à l’ex-groupe New-yorkais, dont les sons glaçants continuent d’imprégner nos esprits.
Matthieu Z.
Bullhead : j’arrête le bœuf 9 avril, 2012
Posted by CINETHINKTANK in The Movie Library.Tags: Michaël Roskam, Stanley Kubrick
add a comment
Il ne vous reste plus que quelques jours pour aller voir le stupéfiant Bullhead de Michaël Roskam sur les écrans de cinéma parisiens. Pour ma part, j’y suis allé samedi après-midi, dans la dernière salle de la capitale où passe le film, le Mk2 Hautefeuille. Et j’ai été drôlement content, à la sortie, de me taper un petit remontant pour encaisser le choc. Car Bullhead fait partie de ces œuvres qui vous secouent le spectateur pourtant aguerri à l’horreur, le film ayant vite fait, en quelques scènes très efficaces, de vous plonger dans l’insoutenable quotidien d’un éleveur de bovins impliqué dans la mafia d’hormones, trentenaire belge menaçant et imprévisible, lui-même dopé à la testostérone. « Un Frankenstein des temps modernes », m’a dit mon pote en sortant de la salle obscure, tandis que simultanément, je tentais d’oublier le regard de bœuf de l’étonnant Jacky Vanmarsenille, et me mettais en quête du troquet le plus proche. Un bon moment, Bullhead ? Je ne sais pas. Vous aviez passé un bon moment, vous, en voyant Orange Mécanique ?
Matthieu Z.
Un peu de fraîcheur dans cette campagne de brutes 7 avril, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Politique & Société, The Movie Library.Tags: Bertrand Blier, Nicolas Sarkozy
add a comment
Ô tristesse 5 avril, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Gros son.Tags: Tristesse contemporaine, Tropic of Cancer, Xiu Xiu
add a comment
Voici trois pépites de musique noire, trois œuvres habitées par la tristesse. Mais trois œuvres lumineuses aussi, d’excellence, illustrant magnifiquement les méandres de notre époque tourmentée, où se mêlent l’électro glacée, les rythmiques synthétiques, les claviers hantés. Qu’elles viennent de Californie (Tropic of Cancer, Xiu Xiu) ou naissent d’une rencontre entre une japonaise, un suédois et un anglais (Tristesse contemporaine), ces sonorités font émerger une esthétique réellement novatrice, parcourue par la triste réalité de notre temps.
Matthieu Z.
“Now you will fuck the donkey” 1 avril, 2012
Posted by CINETHINKTANK in The Movie Library.Tags: Cinéma Israélien, Shlomi Elkabetz
add a comment
Nous sommes en territoire israélien. Les collines dodelinent, les rares arbres se balancent. Tout est calme. Si cela ne tenait qu’à eux, la vie serait paisible ici.
Au pied d’un arbre, un homme nous regarde. En hébreu, il nous raconte avec calme comment un soldat de Tsahal lui a dit : « baise avec ton âne ». L’homme raconte que non, il ne le fera pas. Le soldat insiste et pointe son arme. L’homme Palestinien se met derrière son âne, baisse son pantalon, regarde le soldat : « c’est bon comme ça, vous me laissez maintenant ». Non, ce n’est pas bon comme ça. Le fusil pointé sur la tête, le sexe dehors, il mime pendant 30 minutes des allers-retours dans son âne. Il nous regarde toujours dans les yeux.
Au pied d’une montagne de pierres jaunes, un homme nous regarde. Nous sommes toujours en Israël. En hébreu à nouveau, il nous raconte sa vie de gardien de check point. La pire des missions. 8h de garde, 8h de repos, 8h de garde… Il fait chaud, il transpire, il pue, il s’ennuie. Tout cela est absurde. Au début, il donnait des bonbons aux enfants, il renseignait quand il pouvait, il savait être arrangeant quand il le fallait. Et puis les semaines, les mois passent et toujours cette maudite barrière et cette chaleur. Comme une glissade, ce soldat Israélien s’est vu devenir un salopard. Les mois passent et non, il ne les supporte plus, ces arabes. A toute question, à toute demande d’aide, la réponse tombe : « NON ». Ils insistent. Il pointe son arme. Ils continuent de jacter. Il abat l’âne (décidément, l’animal est la victime oubliée de ce conflit). C’est droit dans les yeux qu’il nous raconte ça.
Témoignages, du jeune réalisateur Shlomi Elkabetz, marque par sa radicalité formelle.
Les choix de mise en scène sont passionnants. Quel que soit notre âge, le conflit israélo-palestinien a toujours existé. Lassés, nous n’entendons plus ce conflit, nous n’espérons plus rien de ceux qui cherchent la paix. Dans Témoignages, la parole est libérée des images de morts, des sirènes d’ambulances et des appels à la vengeance. Filmée dans la sérénité de la nature, en tête à tête avec le spectateur, la parole enfin nue retrouve sa force et nous réveille.
Dans Témoignages, tout est raconté en hébreu. Que ce soit l’histoire d’un Palestinien ou celle d’un Israélien. A l’issue de la projection, il y a eu un débat au cours duquel le réalisateur nous a expliqué qu’avec le temps, les Israéliens finissent par ne plus entendre ce qui est dit en langue arabe. Leurs oreilles filtrent inconsciemment en ne portant plus d’intérêt à ce qui est dit dans cette langue. En faisant dire ces témoignages en hébreu, Shlomi Elkabetz force les Israéliens à réécouter l’horreur du conflit.
Il n’y a pas de parti pris dans ce film. Aucune ambition de vouloir régler le conflit ni de désigner un coupable ou une victime. En revanche, son envie est de laisser, telle une archive, une trace pour l’Histoire. Comme il le dit, son peuple est habité par l’idée du souvenir et du devoir de mémoire. Il apporte, à sa manière, sa pierre.
Projeté dans le cadre du Festival du Film Israélien, le débat qui a suivi était surréaliste. Le film a été sifflé par une bonne moitié de la salle. L’autre moitié l’a en revanche fortement applaudi. La moitié ayant applaudi le film s’est faite à son tour siffler par l’autre moitié de la salle, qui elle-même a essuyé une bronca de l’autre moitié (celle qui avait aimé, j’entends). Bref, une pierre a été apportée à l’édifice mais on ne sait pas bien où la poser. Être un pierre dans un jardin, c’est une belle ambition pour ce film.
Augustin B.
Bellflower met le feu au cinéma indé 24 mars, 2012
Posted by CINETHINKTANK in The Movie Library.Tags: Evan Glodell, Génération Y, Internet, Société
add a comment
On n’y croit pas, d’abord, à l’histoire d’amour cucul de Bellflower, la météorite américaine du jeune cinéaste Evan Glodell. Un film un peu immature, dont le tournage à l’arrache va rapidement nous épuiser. Mais à mesure que l’on suit l’errance de ces jeunes adolescents préparés à l’apocalypse grâce à leur méga lance-flamme et leur super bagnole nommée Medusa, on succombe progressivement au charme et à la fraîcheur d’une drôle d’œuvre indé. Comme on se laisse rattraper par les préoccupations amoureuses des nos deux protagonistes, lesquels nous ramènent, par leur naïveté et leur romance désespérée, à notre propre histoire. Quant aux techniques de tournage, elles se révèlent au final assez ingénieuses, l’usage systématique du contrejour, du ralenti, de la saturation et de l’image volontairement “crade” contribuant à voir éclore une esthétique révolutionnaire, jamais vue auparavant. Étonnant, conclut-on tandis que le film touche à sa fin, ce que commence à produire la nouvelle génération du cinéma US (encore lui), cette fameuse “génération Y” (ultra-connectée et envisageant les nouvelles technologies comme seul espoir d’échapper à une apocalypse de plus en plus palpable), qui s’impose peu à peu dans le paysage cinématographique indépendant, et dans la société d’une manière générale. Gus Van Sant et Larry Clark n’ont, en tout cas, pas de souci à se faire, la relève est dignement assurée…
Matthieu Z.
Merci Top Chef 22 mars, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Politique & Société.Tags: Gastronomie, Télévision
add a comment
« Top Chef, c’est génial » Jamel Debbouze, gastronome
Top Chef me détourne des bars et des potes, du cinoche et de l’ennui : le lundi soir, je suis devant M6. 21h, il signe mon bonheur à la pointe de son hachoir. J’étais parti en vacances et j’avais pas la télé ? Pas grave, je me suis enfilé les replay en revenant. J’adore ce rejeton moderne de la télé française, bravo, c’était pas gagné de faire copuler Passe-partout et Petitrenaud. Oui, il y a du Fort-Boyard dans ces épreuves minutées et loufoques (après l’épreuve dans le noir et l’épreuve sans paroles, j’attends l’épreuve cul-nul), le dépassement de soi y est mis en valeur, mais aussi le terroir de nos régions formidables. J’espère bientôt pouvoir m’acheter l’un de ces plats merveilleux qu’ils montrent, j’ai très faim à chaque fois quand je regarde, mais je vais d’abord finir mon Bolino. Ça me donne drôlement envie de cuisiner et de me dépasser moi aussi comme un fou.
Depuis que je suis fan de Top Chef, j’ai beaucoup progressé côté fourneaux, tout en affirmant ma créativité. Je voudrais ouvrir un restaurant pour devenir une star comme Cyril Lignac et Chef Marx. J’ai déjà l’idée du hors d’œuvre : bisque d’huîtres aux Smarties et ses croutons d’endive. Je peaufine également, avec mes moyens, le plat qui sera le fleuron de ma future carte : le pâté de moineaux à la bière des Flandres accompagné d’un léger bortsch au poisson rouge, sauce betterave. Au départ, je voulais utiliser des rognons de poulpe pour le bortsch, mais ils n’en avaient pas au Aldi. Voilà comment j’ai revisité mon terroir avec douceur tout en mariant le sucré, le salé, le littoral et le square. Ma grand-mère cuisinait beaucoup les couilles de loutre quand j’étais enfant, qu’elle assaisonnait à la va-comme-j’te-pousse avec les restes du Noël précédant : rutabaga, lichen, pelures de pomme de terre, et je veux rendre hommage à cette simplicité.
J’aimais déjà beaucoup Un Diner Presque Parfait, mais là les types ont vraiment pris du galon. Et puis Top Chef met en avant ce qui fait la supériorité de la France sur le reste du monde : sa bouffe putain, la putain de bonne bouffe de chez nous. Il paraît que les gens cuisinent un peu aussi en Italie et au Japon, mais en comparaison avec le couscous, qui est clairement le symbole du savoir faire français, la pizza et les algues, c’est quand même de la merde. Imaginez au resto : « avec votre steak, vous prendrez des algues ou du plancton ? ». Je sais pas qui sera en finale cette année, mais ce qui est sûr, c’est que c’est la France qui va gagner ! On nous dit que notre pays décline, et que c’est la crise, mais moi quand je vois tous ces jeunes talents et toutes les bonnes choses qui poussent chez nous, les truffes et le foi gras et tout ça, ça me rassure et je me dis qu’on flippe pour rien.
Par contre, ma femme n’aime pas beaucoup : les soirs de Top Chef, c’est elle qui se tape la vaisselle. Eh oui, la cuisine est dans la télé, mais la télé, elle, n’est pas dans la cuisine.
Clément V. , 29 ans, Lille
Parce que je le veau bien 19 mars, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Politique & Société.Tags: comité invisible, Julien Coupat
add a comment
En ces temps de guerres déclenchées sur injonction plus médiatique que philosophique, l’armée doit déployer des trésors d’ingéniosité pour recruter. Et comme les causes de ces guerres se perdent dans les brouillards d’une stratégie de plus en plus improvisée, le slogan se focalise sur la cause la plus minimaliste : l’individu. C’est ainsi qu’à coups d’affiches, de cartes postales et d’encarts dans les journaux, l’armée a répété son mot d’ordre : « Devenez vous-mêmes ».
La défense nationale, service public ô combien régalien, s’aligne ainsi sur les trucs -datés de surcroît- des pubards. Car la campagne en treillis surfe sur la vague des aphorismes personnels que les grandes marques ont assenés ces dernières années : « Be yourself ! » disait Adidas, « Be yourselves » répondait Calvin Klein, « Deviens ce que tu es » clamait Lacoste et « I am what I am » concluait Reebok.
Mais surtout, le slogan militaire, « Devenez vous-mêmes », enferme chacun dans les limites les plus étroites de son être, il renvoie à une image où chacun est aussi bien ordonné, défini et policé qu’une autoroute, un parc d’attraction ou une ville nouvelle pour paraphraser Le Comité invisible dans L’Insurrection qui vient (La Fabrique, 2007) qui consacre un chapitre au « I am what I am ». L’important n’est plus la relation aux autres, au monde, à l’extérieur, mais la relation à soi dans le fol espoir de faire oublier sa propre inconsistance. Ici par la consommation, là-bas par la guerre.
Une fois de plus la communication publique s’égare. Pourquoi réduire la défense nationale à un accomplissement personnel ? Et comment espérer recruter des soldats pour une démocratie en utilisant les moyens des mercenaires ?
Marc Gauchée
Shame on YouPorn 15 mars, 2012
Posted by CINETHINKTANK in The Movie Library.Tags: Sexe, Shame, Steve McQueen, YouPorn
add a comment
Il y a autant de sexualités que d’humains. Chacun trouvant, à tâtons, sa propre recette. On s’arrange comme on peut en fonction des limites que nous mettons ou pas, de nos barrières morales ou pas, de nos envies d’expériences ou pas (« les soirées sucrées-salées de Pascal et Corinne »). Cet arrangement devant ensuite s’accorder avec l’arrangement de l’autre. Le tout devant aboutir à un plaisir optimal. Simple, non ?
La Konsommandantur nous martèle son mot d’ordre, le sexe c’est : jouissance, plaisir, bonheur, épanouissement. Côté jardin, tout va bien merci. Côté cour par contre, le bonheur sexuel universel est, à la lumière de la réalité, en petite forme. Extension du domaine de la lutte a prédit le prophète.
La vie de chacun ne nous épargnera pas des périodes (au choix) : de non-sexe, d’envie-permanente-de-sexe, de manque-de-sexe, de trop-de-sexe de l’autre, de mauvais-sexe, de lassitude-du-sexe ; de l’envie-de-voir-d’autres-sexes. Le sexe épanouissant se cherche, se trouve, s’échappe, se retrouve. Pourquoi le nier ? Les très rares confidences entre amis permettent de prendre la mesure de ce tabou. « On s’est quitté car on ne s’entendait plus ». Derrière cette phrase banale lâchée entre deux gorgées de café, on devine les semaines, les mois à essayer sans plus y parvenir vraiment.
J’ai été récemment le réceptacle d’une double confidence à propos d’une même nuit. L’un « putain ce qu’elle a pris », l’autre « bien maladroit le garçon ». Pas raccord.
Le sexe dont nous ne parlons en fait jamais vraiment. Honte d’en parler simplement. Shame, donc.
Shame est le titre du beau film de Steve McQueen. Puissant, beau et intelligent. Dans Shame, le sexe y est filmé avec une réelle audace. Brandon, joué par Michael Fassbender, est accro à la dérouille, au porno, à la jute en série. Il est beau, il est brillant, il baise bien mais il ne sait pas aimer. Il en a honte. Il se déteste de ne pas être capable d’être là pour sa sœur. Aimer, voilà son handicap. La seule fois du film où il tombe amoureux, il n’arrive pas à lui faire l’amour. Et pourtant, il l’aime. Il se découvre même des pudeurs d’adolescent. Mais il n’est plus dans la mécanique. Le voilà dans les sentiments dont il a si peur. Il se masturbe du soir au matin mais ne sait plus faire l’amour.
La métaphore de Shame est un peu appuyée. Nous serions tous des Brandon. La Société a fait de nous des jouisseurs incapables de laisser naître lentement les sentiments et le désir.
Brandon s’est flingué à coup de vidéos Youporn, de putes en ligne et de sites de rencontre. Ces millions de vidéos porno, catégorisées, notées, classées sont à disposition, par million, en illimité et sans effort. Je ne suis ni pour ni contre le porno, mais ça n’est pas sans impact. Comment se construit-on sexuellement aujourd’hui ? D’abord on regarde beaucoup de porno. Ca peut durer de quelques mois à plusieurs années et puis, on passe à la pratique. Et là, ça ne colle pas tout à fait à ce qu’on a vu : découverte du décalage entre la théorie et la pratique…
Ceux qui y résistent s’appellent Brandon.
Augustin B.
T’es passé où Laurent Lucas ? 10 mars, 2012
Posted by CINETHINKTANK in The Movie Library.Tags: Dominik Moll, Jean-Marc Moutout, Laurent Lucas
1 comment so far
Moi, je t’aimais bien. Dans Harry, un ami qui vous veut du bien (Dominik Moll, 2000), dans Qui a tué Bambi ? (Gilles Marchand, 2003), dans Violence des échanges en milieu tempéré (Jean-Marc Moutout, 2003), dans Lemming (Dominik Moll, 2004). Enfin dans la plupart des films dans lesquels tu as joué. Et puis ces derniers temps, plus rien. Plus de signe de vie. Plus une apparition, même la plus infime, dans les dernières sorties cinéma. D’où ma question, légitime s’il en est : t’es passé où Laurent Lucas ? Il t’est arrivé quelque chose ? Dis-nous, bon sang, je m’inquiète, moi ! Tu sais ce que les gens racontent : l’absence d’un homme prend parfois plus de place dans la vie des autres que sa propre présence. A vrai dire, je me suis décidé à écrire cet article en voyant De bon matin, le dernier film de Jean-Marc Moutout, avec Jean-Pierre Darroussin. Et c’est au moment où Darroussin pète les plombs dans le film que je me suis dit que le temps avait drôlement passé depuis Violence des échanges… Oui, et qu’il t’était peut-être arrivé quelque chose. Tiens, j’en parlais encore ce midi à l’un des gérants du vidéo club de la butte (Montmartre), en rendant mon DVD de De bon matin. Et au fil de la discussion, on en est arrivé à la conclusion qu’en fin de compte, t’avais peut-être simplement décidé de prendre du bon temps. De prendre le large après tous ces succès. Que t’avais fait assez d’argent et que résultat, maintenant, tu devais profiter de la vie. Si c’est ça, je pense que t’as bien raison, en dépit de ton absence remarquée dans le cinoche français. Alors quelques mots, juste, pour finir : j’aime beaucoup ce que vous faisiez, Laurent Lucas.
Matthieu Z.
Modeste, Carla Bruni-Sarkozy ? Doigt d’honneur ! 8 mars, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Politique & Société.Tags: Ai Weiwei
add a comment
On poursuit notre hommage à la photographie de Ai Weiwei (cf http://cinethinktank.com/2012/02/27/doigt-dhonneur/) en publiant le cliché énervé d’un internaute à l’encontre de Carla Bruni-Sarkozy (cf ci-dessus). Il faut dire, la femme du petit chef de l’État a bien mérité son doigt d’honneur, après avoir déclaré mardi dernier, sur le plateau de l’émission Des paroles et des actes, qu’elle et son mari faisaient partie des “gens modestes” ! N’hésitez pas à nous envoyer d’autres clichés en lien avec l’actualité à cette adresse : cinethinktank@hotmail.fr !
Au revoir Président 5 mars, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Politique & Société, The Movie Library.Tags: Billy Wilder, Ernst Lubitsch
add a comment
« Comment Lubitsch aurait-il écrit cette scène ? ». Dans La Garçonnière(1960), Billy Wilder a-t-il mis en pratique cette maxime qu’il avait affichée dans son bureau ?
Retour sur images. C.C. Baxter (Jack Lemmon) est un modeste employé d’assurance. Son atout : célibataire, il possède une garçonnière qu’il prête à tour de rôle à ses supérieurs immédiats pour leurs aventures extra-conjugales. Et puis, un jour, c’est le grand chef des ressources humaines qui exige l’exclusivité de l’appartement en échange d’une promotion. Tout fier, C.C.Baxter prend ses affaires et quitte son poste de travail.
Ernst Lubitsch a déjà traité une situation semblable. Dans l’un des sketches de Si j’avais un million (1932), Phineas V.Lambert (Charles Laughton) est un modeste comptable qui, apprenant par courrier qu’il est l’heureux destinataire d’un million de dollars, quitte son poste de travail.
Dans les deux films, les décors se ressemblent : un gigantesque open space où s’affairent des centaines d’employés. Le travelling arrière précède la progression des héros avançant de face entre les bureaux. Dans les deux films, plus le lieu de travail est situé dans les étages supérieurs, plus le poste occupé est important. C.C.Baxter grimpe donc s’installer dans une pièce qui lui est réservée, avec son nom sur la porte. Phineas V.Lambert n’en finit pas de grimper les étages et de franchir des portes.
Mais là où C.C.Baxter accepte d’abord la promotion… avant d’y renoncer bien plus tard par sursaut de dignité recouvrée et par amour pour Fran Kubelik, la jolie liftière (Shirley MacLaine), Phineas V.Lambert gagne le bureau du dirigeant de la compagnie pour lui tirer la langue et lui signifier immédiatement sa démission.
En 1960, Fran Kubelik finissait par rejoindre C.C.Baxter après 125 minutes. Mais en 1932, le petit comptable voûté se transformait, tout seul, et en juste un peu plus de 2 minutes, en véritable homme libre.
Marc Gauchée
Voter en 2012 : du Cygne Noir en politique 2 mars, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Philosophons, Politique & Société.Tags: 2012, Actualité, Elections, François Hollande, France, Nicolas Sarkozy, Polémique, Résistance, Révolution
1 comment so far
En cette période pré-électorale, nos ténors de la politique s’écharpent sur presque tout, de la femme de l’un à la violence psychologique supposée de l’autre. Si l’on peut discuter des qualités humaines de chacun des candidats et de leur aptitude à affronter des situations complexes lorsqu’ils seront à la tête de notre chère République, une chose est certaine en revanche : quelle que soir leur obédience, AUCUN des candidats à la présidentielle 2012 n’est légitime en ce qui concerne ses propositions basées sur des estimations scientifiques et financières de l’évolution de la croissance et du PIB*. Et pour cause, l’imprévisibilité intrinsèque des événements politiques et économiques empêche toute prédiction qualifiée de “certaine” ou même “probable” sur le déroulement du futur.
Les programmes politiques font tous appel dans leurs hypothèses à la probabilité de survenance d’un scenario de croissance ou d’une situation donnée (par ex. 2.3 points de croissance en moyenne sur les 3 prochaines années). Il s’avère en réalité que lors de cette évaluation on retire systématiquement de l’équation la possibilité de survenance d’un événement majeur imprévisible, et d’une portée telle qu’il puisse remettre radicalement en cause toute situation stable prévue à l’origine (ce qui est appelé couramment « le Cygne Noir »**). L’un des innombrables exemples de cette théorie pourrait être pris dans le mandat de M. Sarkozy : en 2007, au début de son mandat, dans un contexte économique favorable, le président fait voter sa mesure phare : le bouclier fiscal. Une mesure qui, somme toute, aurait été digérée si le contexte économique s’était poursuivi à l’identique. Mais voilà, la crise des subprimes est passée par là et a bouleversé complètement la donne, comme vous le savez ; et notre cher président de devoir renoncer in fine à la mesure sans doute la plus symbolique de mandat.
Nassim Nicholas Taleb, l’un des principaux tenants actuels de cette théorie ancienne, déjà évoquée par Diagoras dans l’antiquité, et plus tard par des esprits tels que Bayle et Bastiat, démontre dans son livre Le Cygne Noir que l’être humain est victime par son évolution de plusieurs biais cognitifs, qui s’illustrent notamment par le biais de confirmation (préférer les éléments qui confirment plutôt que ceux qui infirment une hypothèse). En résumé (très très bref), nous avons tendance à nous reposer sur notre connaissance (limitée) du passé pour en déduire (et « certifier » sic !) des comportements à venir. Il s’avère qu’un Cygne Noir (par exemple une crise économique majeure) est situé par définition en dehors du champ mesurable de notre expérience. Il en résulte donc que : 1/ ne pas intégrer la possibilité d’un Cygne noir dans nos probabilités fausse complètement le résultat de ce calcul et que : 2/ nous avons toujours tendance à justifier rétrospectivement ce qui était alors imprévisible (biais appelé : « Illusion des séries »). Nassim Nicholas Taleb démonte ainsi la pertinence de tous les modèles statistiques utilisés en finance de marché et basés sur l’improbabilité totale d’un évènement de type Cygne Noir, qui nous ont conduits à la crise que nous connaissons aujourd’hui. Il revalorise également la place et l’importance fondamentale du hasard dans nos vies.
Mais revenons à nos moutons : si nous importons désormais cette logique dans le domaine politique, il en résulte naturellement que le type de discours centré sur la « rationalité économique » et ses critiques de type « Ce programme n’est pas crédible » etc. ne peut EN AUCUN CAS être un déterminant de notre décision de vote compte tenu de son caractère imprévisible. Attention cependant, je ne dis pas que toute prévision est impossible et que l’on peut impunément proposer des mesures totalement irréalisables. Ce serait tomber dans la démagogie la plus grossière. Non, plus simplement, les conséquences de ce raisonnement font que la décision de vote n’est pas et ne doit pas être principalement affaire de rationalité mais de COEUR. Par « cœur », j’entends tout ce qui s’attache aux notions d’humanité, de solidarité et CITOYENNETE, qui sont complètement évacuées du débat aujourd’hui au titre de questions subsidiaires, alors qu’elles sont absolument primordiales et constituent au fond les seules à FAIRE SENS. Sans soutenir la candidature Francois Hollande, que je trouve à bien des égards tomber dans les pièges évoqués ci-dessus, force est de constater qu’il a parfaitement raison de dire que la réforme fiscale (taxer les haute revenus sur la dernière tranche à 75%) : « n’est pas une question de rendement, c’est une question de moralisation”***. C’est cette question morale : CE QUE NOUS VOULONS POSITIVEMENT, et non CE QUE NOUS SUBISSONS REELLEMENT (en termes de contrainte économique) qui doit guider notre prise de décision. C’est aussi ce qui nous empêchera de tomber un peu plus dans ce que Slavoj Zizek appelle « le désert du réel »****. En 2012, soyons forts, espérons. C’est un droit autant qu’un devoir.
Mathieu V.
Bibliographie :
* http://www.melty.fr/elections-presidentielles-2012-francois-bayrou-actu93745.html
** http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_cygne_noir#Liens_internes
**** http://cinethinktank.com/2009/07/04/pour-en-finir-avec-la-contrainte-du-reel/
A lire en complément :
Article connexe déjà publié sur CTT :
http://cinethinktank.com/2011/02/23/metro-boulot-tombeau-la-revolution-3-0/
Doigt d’honneur 27 février, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Marre !, Politique & Société.Tags: Ai Weiwei, Photographie, Révolte
add a comment
En écho à la photographie de l’artiste chinois Ai Weiwei (ci-dessus), l’équipe de CINETHINKTANK s’est prêtée le week-end dernier au jeu de la contestation face aux lieux symboliques de la capitale française. Le dôme majestueux de la concorde méritait bien son doigt d’honneur, pas vrai ?

Tout comme le Musée du Jeu de Paume, qui expose précisément, en ce moment, l’œuvre du rebelle asiatique…
Quant au temple de la Bourse française, le Palais Brongniart (“un lieu emblématique, résolument tourné vers l’avenir”, d’après le site internet), on lui aurait bien présenté plusieurs doigts, mais après consultation en interne, on s’est limité à un seul, résolus à respecter scrupuleusement le code photographique d’Ai Weiwei.
Bon, on vous laisse, on a encore l’Élysée et le siège de l’UMP à faire.
Oh, à propos, si vous vous sentez inspirés, nous accueillons volontiers les contributions à l’adresse suivante : cinethinktank@hotmail.fr . Les meilleures d’entre elles ne manqueront pas de paraître sur ce blog.
CINETHINKTANK
© Ai Weiwei pour la première photo
Toutes les autres photos © tous doigts réservés
L’UMP et le lapsus munichois 12 février, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Politique & Société.Tags: UMP; Sarkozy; Presidentielle; Elections
add a comment
Le courant UMP de la « droite populaire », représenté par Thierry Mariani, Lionnel Luca ou Christian Vanneste, n’en finit pas de draguer les électeurs de l’UMP qui seraient tentés de rejoindre le vote en faveur du Front national. Le problème dans cette « droite décomplexée » initiée et soutenue par Nicolas Sarkozy et ses ministres de l’intérieur, est que, du coup, elle s’exprime sans retenue, ni contrôle, laissant échapper des lapsus croquignolés qui sont autant de ponts sémantiques entre la droite républicaine et l’extrême-droite.
Christian Vanneste a ainsi cru déceler « l’esprit munichois » dans la proposition d’Eva Joly de remplacer le défilé militaire du 14 juillet par un « défilé citoyen ». La référence à la conférence de Munich est, une fois de plus, très mal choisie (cf « Sémantique et conférence de Munich 1938-2008, référence extérieure pour rédemption intérieure », La Revue politique et parlementaire, n°1048, juillet-septembre 2008).
Lors de cette conférence de Munich en 1938, les représentants de la France et de la Grande-Bretagne livraient volontairement la région des Sudètes à Hitler sous le regard complice de Mussolini. Les Sudètes faisaient pourtant partie de la Tchécoslovaquie démocratique, non invitée à la table des négociations. Des démocraties libérales et pluralistes mettaient ainsi en scène leur impuissance face aux dictateurs des années 1930. L’esprit munichois est donc cela, le renoncement à défendre ses valeurs démocratiques et, même, la proportion à se couler dans les arguments et la manière de pensée des dictateurs.
Il n’y a pourtant pas de « dictateurs » dans l’affaire du défilé du 14 juillet et Eva Joly ne peut pas être accusée d’être une pacifiste coupable de prôner le désarmement face à l’ennemi. Mais les dictateurs étaient présents ailleurs, ils étaient plus volontiers dans la politique étrangère menée en début de quinquennat. Et c’est sans doute de cela que s’est souvenu Christian Vanneste commettant un lapsus… et se trompant de Munich.
Il s’est souvenu de Muammar al-Khadhafi reçu avec tous les honneurs à Paris en 2007 ; du parrainage du projet d’Union pour la Méditerranée par Hosni Moubarak et Zine el- Abidine Ben Ali ; de la présence d’Omar Bongo et de Bachir Al-Assad assistant, dans la tribune présidentielle, au défilé du 14 juillet en 2008 et 2009; du faux règlement par Nicolas Sarkozy de la question géorgienne qui aboutit pourtant à laisser 200 observateurs européens désarmés face à l’occupation russe ; de la passivité coupable de la justice française retardant les poursuites sur les « biens mal acquis » des dictateurs africains en exercice, mais diligentant les procédure dès que leur peuple les a chassés. Un joli lapsus, vraiment.
Marc Gauchée
Le prince Jean 8 février, 2012
Posted by CINETHINKTANK in The Movie Library.Tags: Actualité, Cinéma, Gary Oldman, Hollywood, Image, Jean Dujardin, Oscars, Producteur, Société, Steve Buscemi
add a comment
Il n’y en a pas beaucoup, des petits gars de Rueil-Malmaison qui ont été aux Oscars. Pas seulement dans la salle de cérémonie d’ailleurs, ce qui serait déjà une performance en soi, mais carrément sur le podium des nominés. Depuis Nous C nous en 1995 puis Un gars une fille dès 1999, qui, inutile de le rappeler, changea sa destinée, Jean Dujardin traça sa voie. Mais rien n’était acquis pourtant de ce massif succès populaire. Je n’ai jamais intégré jean Dujardin dans mon panthéon personnel, aux cotés de Jack Nicholson, Steve Buscemi ou Gary Oldman. Mettre leurs noms côte à côte me paraît toujours aussi incongru, même aujourd’hui. Et pourtant, c’est bien ce qui est en train de se passer sous nos yeux et qu’il va falloir reconnaître. Lorsqu’il montera les marches d’un quelconque palace de Los Angeles dans quelques semaines, il est même fort probable qu’il attirera plus de flashes que les noms précédemment cités. C’est la vie dans le film, et le film dans la vie. La belle vie.
Car qui aurait effectivement pu prédire que de Un gars une fille, il arriverait dans les salons hollywoodiens avec tous les honneurs ? Le monde du cinéma est souvent, bien trop souvent, tellement ingrat. Il en fallait donc du courage, de la force, pour ne pas rester prisonnier d’une image comme tant d’autres (la liste est tellement longue qu’il ne sert à rien d’en citer), qui se sont perdus dans les méandres malsains de la télévision.
Ce qui constitue donc vraiment de fait marquant de cette histoire, c’est bien évidemment la trajectoire et le hasard, leur conjonction incroyable pour la métamorphose de la vie d’un homme. Bien sûr, il y eu du talent, inné mais tout autant travaillé au fil des ans. Puis une motivation sans faille, une croyance inamovible dans la possibilité du destin. Il y a en effet peu d’hommes qui peuvent se targuer d’une telle volonté de fer. Et puis encore notre plus cher ami/ennemi : le hasard. Celui de la rencontre des êtres chers par exemple, ceux qui vous portent dans une vie, vous accompagnent et vous font croire en vous, avec Alexandra Lamy. Celui des mentors et des amis avec Michel Hazanavicius qui lui a fait confiance sur OSS et ensuite, et qui a désormais son destin presque inextricablement mêlé au sien. Et puis le hasard d’un film, enfin, celui qui vous révèle à vous-mêmes autant qu’au public et aux critiques (je mets ici l’influence de Harvey Weinstein de côté).
Il fallait donc The Artist pour voir Jean Dujardin éclater dans un rôle qui ne pouvait être que silencieux. Car le prince Jean a un corps qui parle, comme celui des acteurs anciens auxquels immédiatement on songe en le voyant. Quoi de plus difficile que de parler avec son corps ?
J’aime l’idée magnifique que malgré le fait que le monde offre à la plupart des hommes sa face dure, il n’en reste pas moins toujours une chance pour qu’il offre à quelques-uns la possibilité de se réaliser pleinement. C’est cela le monde, et c’est aussi cela, la magie du cinéma. Souhaitons désormais que cette incroyable chance se poursuive le plus longtemps possible et porte tous ses fruits. Chapeau bas, prince Jean. L’Oscar te revient déjà, et si jamais il devait t’échapper, gageons que tu sauras te montrer plus magnanime que ton illustre prédécesseur.
Mathieu V.
A cette société de lâches, agrippés à leur petite carrière à la con et à leur sale pognon 3 février, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Marre !, Politique & Société.Tags: Engagement, Jean-Daniel Vivès, Maurice Pialat, Nicolas Sarkozy, Révolte, Stéphane Guillon
2 comments
…dixit Jean-Daniel Vivès, évoquant l’océan de complaisance dans lequel baigne la France, dans un portrait que lui consacrait Libération, le mois dernier. « Indigné tout-terrain », comme le titrait le quotidien, avant de décrire le parcours peu commun de ce fromager (« Fromages et Ramage », rue Ramey, dans le 75018), ex-journaliste chez France 3 (avec qui il est en procès pour une accumulation de 400 CDD en neuf ans), auteur d’un Journal d’un enragé un peu dérangé et très con (préfacé par le cinéaste Thierry Jousse) et réalisateur d’un docu-fiction, Sarkozy et moi.
En lisant l’article, on découvre donc que Jean-Daniel en veut à la terre entière (à Sarko, forcément, aux décideurs télé, forcément, à Stéphane Guillon – pourtant l’auteur de la rigolote affiche ci-dessus… et même à Libération, pas assez radical d’après lui), qu’il écoute logiquement Alain Bashung et Tom Waits, qu’il lit logiquement Céline et Nietzsche… on réfléchit quelques instants, puis on s’interroge : faut-il soutenir ce vent d’indignation contre tout, et tout le monde ? Notre société mérite-t-elle qu’on s’énerve en permanence contre elle ? Regardons autour de nous. Que voyons-nous ? Des inégalités, des conflits d’intérêt, des injustices. Les exemples ne manquent pas (le dernier en date ? Pierre Sarkozy – que dis-je, DJ Mosey – rapatrié en Falcon de l’escadron présidentiel, aux frais de l’Etat donc, pour une minable intoxication alimentaire). Mais acceptons-nous vraiment, au fond, de nous élever contre ça ?
Chacun à sa manière, probablement. Par le ralliement à un parti politique, par la rédaction d’un article sur un blog, par le soutien à une association en dehors du boulot. Mais trop souvent, certainement, les raisons sont trop nombreuses de s’en tenir là, d’éviter d’avoir à affronter les problèmes à bras le corps. Difficile de bouleverser son quotidien. Un engagement total exige des sacrifices. Un don complet de soi, et de son temps. Alors trop souvent, on se laisse rattraper par une pensée qui soulage : changer le monde, c’est un rêve de jeunesse. Et une certaine lassitude finit naturellement par l’emporter. Que les jeunes prennent la relève. Moi je prends de l’âge, ma meuf attend un môme et j’ai un emprunt sur le dos. En plus c’est la crise, le chômage fait des ravages… non sérieusement, je ne peux pas passer ma vie à me battre, surtout par les temps qui courent.
Dans ces conditions, on peut penser ce qu’on veut de l’indignation « tout-terrain » de Jean-Daniel, mais une chose ne peut en tout cas lui être enlevée : le dédain des privilèges. C’est une qualité rare, admirable. Jean-Daniel est énervé, et il le fait savoir, en dépit des conventions, outrepassant la censure. Un peu comme Maurice Pialat à son époque, dans les films duquel sourd une colère incurable. Car il y a mille manières de gueuler. Reste à chacun de trouver celle qui lui est propre.
Gabriel L.
“Les Neiges du Kilimandjaro” : les aujourd’huis qui chantent 26 janvier, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Politique & Société, The Movie Library.Tags: Robert Guédiguian
add a comment
La stratégie de George W. Bush est toujours active en France : les ministres et le président expliquent ainsi sans rire que les fraudeurs de la sécurité sociale ruinent le pays… alors que Liliane Bettencourt, première fortune de France, doit, à elle-seule, 108 millions d’euros au fisc. Bref, il est de bon ton de dénoncer les petits privilèges pour laisser perdurer les gros. Du George W. Bush dans le texte.
Les Neiges du Kilimandjaro a comme premier mérite de montrer que ces petits privilèges peuvent se transformer en grandes actions. Marie-Claire (Ariane Ascaride) et Michel (Jean-Pierre Darroussin) se découvrent « petits-bourgeois » dans le regard de plus pauvre qu’eux. Mais, au lieu de sombrer dans l’accusation et la répression, au lieu de transférer entièrement la part d’ombre sur le pauvre et le délinquant, de se poser seulement en victimes, ils choisissent de reconnaître en eux une partie de cette part d’ombre. Ils font un choix. Ils montrent qu’un choix est possible. Que la solution ne passe pas forcément par le repli familial. Que la réussite ne passe pas forcément par la consommation (http://www.telerama.fr/cinema/robert-guediguian-c-est-terrible-cette-absence-de-federation-des-pauvres-gens,74900.php). Que l’opposition entre travailleurs et chômeurs est factice (http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/t/73351/date/2011-11-28/article/robert-guediguian-la-lutte-des-classes-est-toujours-le-moteur-de-lhistoire/).
Robert Guédiguian fait à nouveau preuve de sa capacité à saisir toutes les formes d’alternatives : Marie-Claire et Michel font le lien entre les syndiqués à l’ancienne et les nouveaux « indignés », comme eux, ils refusent le temps médiatique, ils croient à l’intelligence collective et ils passent à l’action parce que la société, telle qu’elle est, est injuste (http://www.telerama.fr/monde/les-nouveaux-militants-vont-ils-reenchanter-la-lutte,75392.php).
Tout cela aurait pu faire des Neiges du Kilimandjaro la traduction d’une aspiration partagée de la société française à comprendre la jeunesse, à passer le relais des combats collectifs, à assurer la transmission et la solidarité intergénérationnelle, tout cela aurait pu être la bande-annonce de la campagne électorale de 2012. En 1997, Marius et Jeannette avait bien été la traduction d’une aspiration à une société solidaire qui s’exprimait, par ailleurs, par la victoire de la gauche plurielle. Mais les spectateurs ont préféré célébrer Intouchables, le confort d’une comédie traditionnelle de réconciliation des contraires. Le Nord et le Sud de Bienvenue chez les Ch’tis ont cédé la place au Blanc et au Noir. Les spectateurs ont préféré entonner l’air de Paul Fort : « Si tous les gars du monde voulaient s’donner la main »… et surtout, surtout, ne pas se réveiller entre deux siestes.
Marc Gauchée
Le moulin, la croix et le fusil à pompe 23 janvier, 2012
Posted by CINETHINKTANK in The Movie Library.Tags: Actualité, Cinéma, Jason Eisener, Jim Muro, Lech Majewski, Quentin Tarantino, Réalisateur, Rutger Hauer
add a comment
Le titre annonçait la couleur et il fallait s’attendre à du lourd ! Hobo with a Shotgun ! Dès les premières minutes, je sus que l’on tenait là un film explosif et ce Hobo tint résolument toutes les promesses de son affiche diaboliquement vintage. Un comic book rafraichissant, de chair et d’os broyés, dans lequel l’hémoglobine gicle à haute pression comme dans l’inspirant Lady Snowblood de Toshiya Fujita. Hobo reprend tous les codes du genre et les presse jusqu’à la moelle jusqu’à en sortir une pellicule corrosive et extrêmement jouissive. On ne s’était pas autant éclaté depuis longtemps. Pour le coup, on est sur du Grindhouse à la canadienne Jason Eisener, le réalisateur avait d’ailleurs participé au diptyque de la maison en réalisant une fausse bande annonce de ce Hobo with a Shotgun qu’il finit par réaliser. La recette de Machete (faire un long métrage à partir d’un trailer imaginaire, nda) est reprise avec plus de bonheur que la version originale et le doublage québécois donne un relief particulier aux dialogues d’anthologie.
Sur l’axe Un justicier dans la ville – Planète Terreur, et dans la lignée du cultissime Street Trash de Jim Muro, on suit pas à pas le chemin de croix d’un clodo au destin messianique qui débarque à HopeTown, ville sous l’emprise de Drake et de ses deux fils, dont l’empire du crime à gangréné toutes les institutions. La « ville de l’espoir » où se déroule l’action est à situer quelque part entre Gotham City et le Manhattan fin de siècle de John Carpenter. Drake, le Joker organise des freak shows où les sans-abris sont torturés pour le plaisir de foules en délire. Et à peine a-t-il sauté du train qu’on propose à notre vagabond poussant péniblement son cadis de prendre dix billets pour se faire tabasser et filmer dans une vidéo de bumfights. Le ton – hardcore – est donné et la justice sera rendue par notre Hobo « one shell at a time ».
Mais quel lien peut bien unir Hobo with a Shotgun et Le Moulin et la Croix, deux films qu’au demeurant tout oppose, me demanderez vous sûrement. Et bien ce n’est autre que Rutger Hauer. J’ai nommé le « Paul Newman batave ». C’est le dit Rutger, plus prolifique que jamais en 2011 avec 14 apparitions, qui interprète Bruegel dans le film de Lech (prononcer lair) Majewski. Un grand écart exécuté sans claquage pour le performer hollandais aperçu dans Sin City qui n’accuse pas ses 67 printemps. Rutger incarne ici le maître flamand Pieter Bruegel, qui assemble les éléments de son œuvre Le Moulin et la Croix sous les yeux du spectateur, lequel entre dans le tableau grâce au film qui nous fait partager la vie de ses personnages. L’œuvre du maître flamand prend miraculeusement vie sous la patte du pinacophile réalisateur polonais, qui dans la série picturale avait déjà coproduit un certain Basquiat. D’une esthétique sublime, ce film nous replonge dans la période depuis longtemps oubliée de la domination espagnole sur les Flandres, lorsque les capes rouges des cavaliers du roi d’Espagne semaient la désolation, résolus à faire rendre gorge aux hérétiques. C’est cette période agitée que nous permet de revivre Majewski au travers de la lecture qu’en fait le maître flamand. Le moulin égrène une histoire de l’art en mouvement au rythme dangereusement hypnotique. Peut-être trop pour certains qui comme votre serviteur se seront doucement assoupis. Mais la lenteur du mouvement n’enlève rien à sa beauté et l’on aura plaisir à faire plusieurs lectures du film.
Guillaume L.
Y a-t-il un lien entre Sarkozy, Le Pen et Jeanne d’Arc ? 22 janvier, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Politique & Société.Tags: Charles Lamont
add a comment
Un autre Allociné est possible 15 janvier, 2012
Posted by CINETHINKTANK in Uncategorized.Tags: Allocine, Paris, salle de cinéma
add a comment
Cette vidéo n’a aucun autre but que celui d’avoir filmé absolument tous les films à l’affiche des salles de cinéma parisiennes le dimanche 31 juillet 2011. Il faisait très beau ce jour-là. Les salles de cinéma étaient vides, mais les images ont héroïquement continué de danser sur les écrans.
Les finances de CINETHINKTANK étant à l’image de celles de son pays, cette expérience a dû se limiter à la seule ville de Paris.
Augustin B.






























