Susceptible…


LeDalhiaNoir

Publié dans Passerelles entre les arts | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Ce que « décomplexé » veut dire


Assimilation

Publié dans Crisis ? What crisis ?, Politique & Société | Marqué avec , | Laisser un commentaire

La culture qui nourrit nos vies


UneEducationLa pop culture -et ici la pop music- peut-elle aider à donner un sens à sa vie ? Dans le roman Juliet, Naked (2009), Nick Hornby livre deux pistes à méditer.

Le personnage de Duncan explore la première piste. C’est un fan absolu de Tucker Crowe, rockeur mythique retiré des affaires depuis le milieu des années 1980. Amateur plus qu’éclairé, expert autoproclamé et grand prêtre du culte de l’ex-star, il fait le pèlerinage sur les lieux où vécut son idole aux « States », il tient un blog sur lequel il commente ad libitum l’histoire du mystérieux retrait de Crowe en 1986. Mais quand Annie, sa compagne de déjà 15 années, apprend que ledit Duncan a une liaison avec une certaine Gina, elle s’étonne : « Le plus difficile à croire, c’était qu’une femme puisse passer une soirée à discuter avec lui et vouloir encore, après ça, coucher avec lui ». Pour lui, l’aventure est finie.

Ensuite, le personnage d’Annie, justement, explore la seconde piste proposée par Nick Hornby. Elle s’ennuie dans sa vie professionnelle et sentimentale : « Duncan l’avait endormie, et dans son sommeil, elle avait été désexualisée ». Mais quand il reçoit la maquette du nouvel album de Crowe, c’est elle qui se lance. À la différence de son mec qui ne tarit pas d’éloges, elle émet de sérieuses réserves qu’elle publie sur le blog des fans de Crowe. « Elle avait passé le plus clair de sa vie à croire sincèrement que la passivité était un bon moyen de prévenir les regrets, quand évidemment c’était tout l’inverse ». Pour elle, l’aventure commence.

Marc Gauchée

Post-scriptum :
RENCONTRE-NICK-HORNBY

Publié dans Passerelles entre les arts | Marqué avec | Laisser un commentaire

Spécial copinage: nous y serons!


Flyer_Pano4

Publié dans Think positive | Marqué avec | Laisser un commentaire

La bouche des enfants


BLeMaire

Publié dans Crisis ? What crisis ? | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Monstre sacré et sacré monstre


CitizenKane

Publié dans Les mots du cinéma | Marqué avec , | Laisser un commentaire

La « Trilogie sexuelle » de Michael Douglas (3/3) : Meredith Johnson (Demi Moore), celle qui croyait gagner à la fin


Harcelement

Dans Harcèlement, Meredith Johnson (Demi Moore) avait pourtant tout pour réussir : le soutien de son patron qui l’a nommée vice-présidente à la place de Tom Sanders (Michael Douglas) ; des compétences de négociatrice pour la fusion de son entreprise Digicom avec Conley-White et un indéniable talent de manipulatrice, un vrai mec quoi ! … Avec, en plus, un physique de rêve qui emporte tout sur son passage. D’ailleurs, confondue par Tom, elle se demande pourquoi elle, n’aurait pas le droit de se comporter comme les hommes.

Parce que les hommes ne sont pas au mieux de leur forme dans Harcèlement. Il y a le chômeur largué qui regrette qu’« avant on s’amusait avec les secrétaires, aujourd’hui elles vous piquent votre place ». Il y a le collègue qui évoque les Amazones et la prise de pouvoir par les femmes comme « la prochaine étape de l’évolution humaine ». Et puis il y a Tom Sanders, habitué à donner une tape avec ses dossiers sur les fesses de sa secrétaire Cindy Chang (Jacqueline Kim), mais manquant d’autorité même avec sa fille (il n’arrive pas à l’obliger à mettre son manteau pour sortir), ne trouvant rien d’autre à dire à sa femme quand il est accusé de harcèlement que « J’étais coincé, qu’est-ce que tu voulais que je fasse ? », enfin, se demandant devant son avocate qui rappelle que le harcèlement implique un abus de pouvoir : « Et quand ai-je eu le pouvoir ? »

Les femmes, au contraire, semblent avoir pris le pouvoir. Meredith, lorsqu’elle piège Tom, lui ordonne : « Allonge-toi, c’est moi qui vais te prendre ! » et « Maintenant tu t’allonges et tu me laisses être le patron ! » Tom n’aurait jamais pu déjouer le complot industriel caché par l’affaire de harcèlement sans l’aide anonyme de Stéphanie Kaplan (Rosemary Forsyth)… C’est d’ailleurs cette dernière qui gagne à la fin en prenant le poste de Meredith et en nommant Tom comme adjoint. Quand, en 1994, des villes comme Versailles et Aix-en-Provence ont retiré de leurs murs les affiches de Harcèlement parce qu’il y était écrit: « Le sexe, c’est le pouvoir », elles ont cru que c’était une histoire de cul alors que c’était une histoire de pouvoir et de manipulation où le sexe n’était qu’un moyen comme un autre de parvenir à ses fins… et où, comme par hasard, celle qui se sert du sexe ne gagne pas à la fin : « Je n’ai fait que jouer un jeu dont les hommes ont fixé les règles et je suis punie pour ça ».

Marc Gauchée

Publié dans Politique & Société | Marqué avec , | Un commentaire