La disparition par les mots



On doit à ces deux ouvrages remarquables l’exploit de faire ressentir au lecteur la disparition par les mots, ce qui n’est pas une mince affaire. En effet, disparaître ne s’explique pas, disparaître ne se justifie pas, disparaître, c’est disparaître, point. L’une des clés du succès doit résider dans l’évocation d’histoires sur lesquelles on tire un trait, de lieux qu’on abandonne, de souvenirs qu’on refoule. D’où l’importance d’un passé tout à la fois rejeté, effacé, oublié, et pourtant nécessaire à toute disparition.

Si l’on devait adapter de tels romans au cinéma, certaines scènes seraient peut-être accompagnées de titres comme Analyse de Thom Yorke (album: The Eraser) ou Comme le pluie d’Alex Beaupain (album: 33 tours), mais sans les paroles. La caméra se déplacerait lentement, dans l’ombre, on croirait voir bouger des silhouettes, dans l’obscurité ou à l’aube, on devinerait, on se laisserait aller à la suggestion, on n’aurait pas d’idées arrêtées sur les choses.

Matthieu Z.

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