De l’autre côté


Je m’obstine à penser qu’il existe un lien entre Une Rose pour Emily, la plus macabre des Treize histoires de William Faulkner et le film Psychose d’Alfred Hitchcock. Cette pensée se situe dans l’obscurité, à l’endroit des êtres adorés et des corps, momifiés, qu’on souhaiterait conserver pour l’éternité… Ces deux oeuvres doivent certainement leur notoriété à la manière habile dont elles explorent les sombres facettes de l’être humain. Plus qu’ailleurs, on navigue entre solitude, complexe, obsession, schizophrénie, folie : autant de frontières qui interrogent la condition obscure de l’homme, la passion de l’étrange, celle qu’on adore et qui effraye, celle qu’on désire la peur au ventre, celle que l’autrichien Alfred Kubin aura passé une vie à décrire, dans les dessins de la pénombre et de l’oppression.

Matthieu Z.

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