De quoi « Home » est-il le nom ?


affiche-cine-du-film-home

La sortie du film Home de Yann Arthus Bertrand marque une étape, un changement. Le cinéma embrasse avec fougue la cause écologique. Le cinéma engagé était à gauche. Tout le débat était de choisir l’intensité du rouge. Entre autres films, Le fond de l’air est rouge de Chris Marker, Soy Cuba de Mikhaïl Kalatozov et Land and Freedom de Ken Loach faisaient rimer émancipation avec révolution, liberté avec égalité.

Le cinéma engagé est-il en train de passer du rouge au vert ?

Le cinéma n’est que le reflet de la société. En l’espace de quelques années, le discours écologique a radicalement changé, passant de la raillerie à la prise de conscience planétaire. Ce sera sans nul doute le grand mouvement politique de ce siècle. Nous pouvons tous nous en réjouir. Il n’empêche, ce virage pose des questions et parle aussi de ce que nous sommes devenus.

Pourquoi maintenant ?

Les Hommes ont besoin d’un combat, d’une cause, d’un horizon qui les dépasse. La foi religieuse, la foi communiste et la foi écologique répondent aux mêmes besoins humains. La croyance, l’espérance qu’un autre monde est possible. Sans en vouloir sa réalisation, sa possibilité permet de rester debout lorsque la vie nous fait tanguer.

La fin du communisme en tant que système et comme espérance a laissé la place à une nouvelle religion athée : l’écologisme et son rêve d’une vie en cohabitation harmonieuse entre la nature et l’homme.

Le capitalisme a ce défaut majeur qu’il ne porte en lui aucun espoir, aucun horizon inatteignable. Sa force est qu’il souffle sur les braises de nos instincts les plus primaires. De ce point de vue, il reste le système le plus naturel (et indépassable ?).

Le glissement de l’empathie de l’Homme vers la Planète.

Nous manquons de compassion les uns envers les autres. L’individualisme règne et l’Autre est parfois vu comme un ennemi, un danger. Nous nous désolons qu’un ours polaire puisse périr de la fonte des neiges mais nous tolérons qu’un immigré africain puisse périr en voulant rejoindre l’Europe. L’empathie envers notre écosystème ne doit pas remplacer mais s’ajouter à celle que nous devrions avoir envers nos semblables, les Humains. 

Augustin B.

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