Slam du gouverné au gouvernant


Slam

Le vent de l’époque, l’air du temps,

L’ère du temps immédiat, imposant,

Qui à trop vouloir frapper échappe.

Sentez-vous les mots qui tapent ?

Le matraquage quotidien

Pour les objets des hommes, pour leur bien,

Pour la beauté des femmes, sur leur sein.

Les emplâtres bien réels du paradis artificiel,

Qui voudrait s’en détourner ?

Ils se proclament tous liberté ! Confort

Sans effort et réconfort de notre sort,

Liberté en paravent derrière lequel

S’effacent nos convictions,

Enfouies si profond,

Qu’elles en sont presque oubliées.

Pas de culpabilité, à peine un regret,

Juste un picotement,

Une fois la conscience écornée,

Par une image plus réelle que le réel.

Un réveil du sommeil éveillé,

Douloureux mais pas assez

Il en faudrait bien plus

Pour nous faire changer,

La carapace érodée rodée

Aux éraflures de la réalité

 

Aujourd’hui vient pour nous

A la faveur de cette crise, un

Appel d’air fou, une possible

Emprise ; ne laissons pas

Passer une telle occasion,

Qui cette fois nous rendrait

A notre propre nom. Tellement

De nons prononcés pour de

Mauvaises raisons

De politique on se perd

Dans l’arctique des idées

A peine énoncées

Déjà oubliées, seule reste

L’image, celle qui nous permet

De tourner la page et

Accepter sans sourciller,

Que subsistent les erreurs 

D’un passé défait,

Histoire sans cesse réécrite,

Instrumentalisée,

Par les hommes

Qui, je cite, « n’ont peur que de la vérité »

Politique conjoncturelle aveugle

Au monde de ses créateurs

Qui nous prend sous son aile

Pour mieux nous faire peur.

Destinée : Quelle idée !

Espoir : il est trop tard. 

N »as tu pas vu ton monde ?

Joie : réjouis-toi,

Il ne te reste que cela,

L’unique résignation à livrer

Aux générations

(Mais comment les nommer ?)

Qui viendront succéder.

 

Assez de ce discours,

Qui nous enterre vivants.

Il y en aura toujours,

De niais gouvernants,

Faisant croire à la chute,

Dans leur pleine ascension.

Tant qu’il est encore temps,

Ranimons donc les braises

De ce que furent nos rêves

Paradoxe de ce monde irréel

Qui a rendu nos songes

Aussi légitimes que l’illusion

Qu’il produit. Quelques

Changements infimes, un peu de

Chacun, suffit. Un oui

Au possible, une ombre qui sourit

Un bonheur éligible,

Une responsabilité,

Animée par le sens,

Par l’incroyable idée,

Qu’en autrui est ma chance

 

Mathieu V.

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Un commentaire pour Slam du gouverné au gouvernant

  1. Nico dit :

    Stylé !!! Et pertinent …

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