Lars von Trier va mal


Mes excuses pour le titre racoleur, mais que penser d’autre en voyant Melancholia, la dernière pépite du cinéaste ? Mélancolie, le mot est faible, tant il est ici question de mal de vivre, de tristesse, d’absence de perspective… Kirsten Dunst, qui n’a donc pas rempli sa part du contrat lui sommant d’être heureuse en contrepartie du mariage financé par son fortuné beau-frère (gloups), sombre dans une profonde dépression, dont ne la ménagera que l’apparition d’une météorite censée défoncer prochainement la terre… réjouissant, non ?

A ce stade, la question qu’il est légitime de se poser est la suivante : quel degré de désespoir von Trier a-t-il atteint pour imaginer un film aussi nihiliste ? Et dans cet état d’esprit, comment le réalisateur trouve-t-il la force de filmer des images d’une telle beauté, s’articulant autour d’un scénario si équilibré ? Question, encore : faut-il se hasarder à une balade au bord du gouffre pour réaliser un film d’une telle perfection esthétique, scénaristique ? Finalement, il ne manque peut-être qu’une chose à Melancholia… l’espoir. Celui-là même que von Trier a pris soin d’éradiquer tout au long d’une œuvre somptueuse.

Matthieu Z.

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