Tout ce que vous avez toujours entendu sur le cinéma sans jamais oser le répéter (2/3)


cinemaparadiso

Pour vous aider à engager la conversation après un film, en sortant du cinéma, vous trouverez, dans les lignes qui suivent, ce qui peut se dire sur le cinéma, ce qu’il ne faut pas manquer de dire et, parfois, ce qu’il faut éviter de dire… à vous de juger.

Et n’hésitez pas à proposer des nouvelles « entrées » dans les commentaires, elles seront traitées dans les prochains épisodes !

CAISSIÈRE. Ancien rapport humain. Elle nous faisait répéter le titre du film, nous lui faisions répéter le prix des places.

CANNES. Se lamenter : « Le palmarès est moins bon que l’année dernière ». Et demander, caché derrière ses lunettes de soleil : « En plus, y’a moins de starlettes, non ? ».

CAPE ET ÉPÉES. Passer directement au duel de la fin où le gentil, blessé et sanguinolent, fait pourtant tomber le méchant du haut de la tour.

CÉSARS. Gris-gris encombrant. Quand il est « d’honneur », il porte malheur.

CHABROL (Claude). « Le Hitchcock français » (voir ce nom).

CINÉ-CLUB. Forme ancienne de cinéma où on parlait tous ensemble à la fin.

CINÉMASCOPE. Écran large. Quand on déchiffre les sous-titres d’une V.O. assis au premier rang, le CinémaScope donne une assez bonne idée de ce que ressent un spectateur à Roland Garros.

CINÉMATHÈQUE. « Chut ! ». Lieu où l’on écoutait les sièges grincer et où l’on écoute, maintenant, les abonnés tousser. « La Cinémathèque est une véritable institution ». Y être allé au moins une fois pour se moquer, en société, des manies des abonnés, sinon en inventer.

COMÉDIE. Toujours « Légère »… même quand l’humour y est lourd.

COMÉDIE MUSICALE. Trouver ça facile. Le prouver en balançant les bras négligemment tout en imitant le bruit des claquettes avec la langue.

COMÉDIENS. « De bon comédiens font un bon film » (voir Dialogues et Images).

COTILLARD (Marion). Sait pleurer.

COURT-MÉTRAGE. Ancien nom de l’arrêt pipi. Se plaindre quand même : « On n’en voit plus ». Enfin, affirmer doctement : « Le court-métrage, c’est l’école du long-métrage ».

CRISE. « C’est pour ça qu’on fait des réformes ! » (voir ce mot).

CRITIQUES. Racontent le film.

DEAN (James). « Le Sacha Distel américain ».

DELON (Alain). « Le plus grand acteur français » (voir Belmondo).

DEMY (Jacques). « Beaucoup de poésie dans la quotidiennitude ». À table, ne pas manquer de chanter le déjà fameux air du « Passe-moi le gros sel, s’il te plaît ».

DENEUVE (Catherine). « Quelle froideur ! » et ajouter aussitôt : « Oui, mais quelle femme ! ».

DEPARDIEU (Gérard). Parmi les étoiles, c’est notre Grand Ours. Prononcer « Dipardiou » pour l’exportation.

DIALOGUES. « De bons dialogues font un bon film » (voir Comédiens et Images).

DIFFICILE. Film avec un sujet et une histoire.

DISNEY (Walt). 30 millions d’amis du Nouveau Monde.

DISTRIBUTEURS. « Sans eux, rien n’est possible ! » (voir Producteurs, Réalisateurs et Techniciens).

DOCUMENTAIRE. Se moquer : « Tranxène 2 le matin ! ».

DOUBLAGE. Jacques Balutin, Roger Carel, Micheline Dax et Michel Roux.

ÉMOTION. Sentiment fort qui empêche le spectateur de s’endormir.

ENTRÉES. Électrocardiogramme de la profession. « Heureusement, il y a les recettes télé ! » (voir ce mot)

ÉVASION. « La vraie vocation du cinéma, celle qu’on a toujours tendance à oublier » (voir Réalisme).

EXPLOITANTS. « Ils organisent des queues devant leurs salles pour avoir l’impression d’avoir du monde ».

FAMILLE. Le cinéma en est une grande comme l’armée ou les Atrides. Ajouter innocemment en recevant le César du meilleur espoir français : « Je remercie aussi mon papa réalisateur qui a su convaincre mon tonton producteur ».

FRANÇAIS (Cinéma). « Dernier bastion de la Culture ».

GABIN (Jean). Belle gueule puis superbe trogne.

GÉNÉRIQUE. Petit documentaire (voir ce mot). Lire à haute voix le générique initial et se lever pendant le générique final. Les vrais cinéphiles reconnaissent le nom de l’assistant du perchman de la 2ème équipe et ont toujours un pote qui n’a pas été cité parce qu’il n’était que le 3ème stagiaire bénévole du décorateur-adjoint. Conclure : « C’est vraiment dégueulasse ».

GENRE. « Y’a plus de genre et tout est dans tout ! ». Ajouter en levant les yeux au ciel : « Quand reverrons-nous un bon western ? » (voir ce mot).

GORGE. Se la racler dès les premières images du film pour ne pas penser à celle de la voisine dans le noir.

GRAND PUBLIC. Film dont on a parlé à la télé.

GRAND SPECTACLE. « Aux États-Unis, tous les films sont à grand spectacle ». En France, c’est un ou deux films par an seulement, genre mineur, style Germinal, argent qui corons.

GRANDS. À repérer dans la file d’attente pour éviter de se trouver derrière eux dans la salle (voir Petits).

HITCHCOCK (Alfred). « Le roi du suspense ». Petit gros à l’écran.

HOLLYWOOD. « L’autre patrie du cinéma, celui qui bouge ». Usine à rêves, mais cauchemar du cinéma français.

HUSTER (Francis). « On dirait Gérard Philippe ».

IMAGES. « De belles images font un bon film » (voir Comédiens et Dialogues).

INTERMITTENTS. Artistes au chômage et indemnisé.

INTIMISTE. Genre français où un couple se dispute puis se réconcilie dans une brasserie, dans un restaurant et, parfois, à la terrasse d’un café branché.

À suivre

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