Tout ce que vous avez toujours entendu sur le cinéma sans jamais oser le répéter (3/3)


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Pour vous aider à engager la conversation après un film, en sortant du cinéma, vous trouverez, dans les lignes qui suivent, ce qui peut se dire sur le cinéma, ce qu’il ne faut pas manquer de dire et, parfois, ce qu’il faut éviter de dire… à vous de juger.

Et n’hésitez pas à proposer des nouvelles « entrées » dans les commentaires, elles seront traitées dans les prochains épisodes !

LELOUCH (Claude). « Et pourtant, il tourne ! ».

LONG-MÉTRAGE. Pour le premier film d’un jeune réalisateur, sortir en boudant : « Je préférais ses courts-métrages » (voir ce mot).

MERCREDI. Jour des grands enfants.

MONROE (Marilyn). « Poupoupidou ! ». Délicieuse petite fille perdue sous une choucroute oxygénée.

MORGAN (Michèle). A de beaux yeux et tout le monde le sait.

OSCARS. « Juste des Césars américains ».

OUVREUSES. Femmes disparues dans les cinémas qui provoquaient toujours un : « C’est toi qu’a la monnaie ? ».

PAGNOL (Marcel). Son nom est au cinéma français ce que son prénom est au tricot de corps masculin : « Un classique un peu ringard ».

PEPLUM. Film où des acteurs en jupettes plissées se poignardent en mangeant allongés pour profiter de toute la largeur du CinémaScope (voir ce mot).

PETITS. À repérer dans la file d’attente pour se trouver derrière eux dans la salle (voir Grands).

POLAR. Film où des acteurs en imperméables giflent des poules pour boire, fumer et se tuer entre hommes.

PORNO. En avoir vu un sans parvenir à se rappeler le titre exactement. « Dans le porno, au moins, on n’est pas obligé de coucher pour obtenir un rôle ».

POP CORN. Une des raisons de tuer son voisin (voir ce mot).

PRODUCTEURS. « Sans eux, rien n’est possible ! » (voir Distributeurs, Réalisateurs et Techniciens).

PUBLICITÉS. Remplacent le Court-métrage (voir ce mot). « Elles parlent de nous, finalement, quelque part ». Les belles publicités font les beaux nombrils.

RÉALISATEUR. « Sans eux, rien n’est possible ! » (voir Distributeurs, Producteurs et Techniciens).

RÉALISME. « La vraie vocation du cinéma, celle qu’on a tendance à oublier » (voir Évasion).

RÉFORME. En cours.

REVUES DE CINÉMA. Toujours sous le bras dans le Quartier latin. « Je ne suis absolument pas en phase avec l’approche de l’article sur la structuration des passages entre plans large et gros plans dans les fresques chez Sergueï Eisenstein! ». Répondre aussitôt : « Tu veux pas plutôt aller voir le dernier Schwarzy ? ».

SALLES. Examiner ce qui sert d’appui-tête pour en mesurer le confort. Au moins trois étoiles si c’est un coussin moelleux… mais seulement une étoile si ce sont les genoux du voisin de derrière.

SCÉNARIO. « C’est encore beaucoup trop écrit ! ».

SCIENCE-FICTION. Film où des acteurs en pyjamas colorés sauvent l’univers devant des guirlandes de Noël qui clignotent.

SCHWARZNEGGER (Arnold). Héros blond et américain typique. « D’ailleurs, ‘Nègre noir’, ça ne marcherait en France ».

SEPTIÈME ART. « L’autre nom du cinéma ». Laisser à d’autres le soin de citer les 6 premiers.

SÉRIE B. Film américain avec un budget européen.

SPIELBERG (Steven). Réalisateur à plusieurs casquettes, mais à peu de vestes.

STALLONE (Sylvester). Héros brun et américain typique. « D’ailleurs, ‘Sylvestre Étalon’, ça ne marcherait pas en France ».

STARS. En français : « Étoiles américaines ». Dieux des caprices.

STUDIO. Ancien noms pour la boîte à idées.

SUCCÈS. « Le succès ne fait pas tout, mais il y contribue ». Puis regretter : « Mon film n’a pas rencontré son public ».

TARIFS RÉDUITS. Toute une carrière cinéphilique : étudiant ; chômeur ; famille nombreuse et carte vermeille.

TECHNICIENS. « Sans eux, rien n’est possible ! » (voir Distributeurs, Producteurs et Réalisateurs).

TÉLÉVISION. « Le vampire du cinéma ». Édulcore les scénarios et multiplie les gros plans. « Heureusement y’a les séries ! »… « Et le replay ! ».

TOILETTES. Toujours occupées.

TRUFFAUT (François). « Truffaut, c’est le père de Léaud ».

VAMP. Traîne ses fourrures nonchalamment du bout des bras, ondule sous la soie, lance des œillades et disparaît dans un nuage de fumée de cigarette… Puis, se réveiller.

V.F. Le cinéma à la télé.

V.O. Le cinéma à la télé d’avant.

VERSION LONGUE. Pour les adolescents attardés qui préfèrent la compagnie des dauphins à celle de Rosanna Arquette, il faut avoir vu la version longue du Grand Bleu. Pour les autres, il suffit d’avoir déjà souffert devant les aquariums interludes de l’ORTF.

VOISIN. Certains se curent le nez, beaucoup ont mal aux fesses. Se rappeler gravement, en ôtant le doigt de sa narine, qu’on est toujours le voisin de quelqu’un.

WESTERN. Film colonial.

WESTERN SPAGHETTI. Film colonial avec des mouches dedans.

 

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Un commentaire pour Tout ce que vous avez toujours entendu sur le cinéma sans jamais oser le répéter (3/3)

  1. Arsène dit :

    X: ne veut plus rien dire pour la génération y
    Z: quand on agresse la Grèce

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