1972, « Gorge profonde » et humour superficiel


expliciteDeepThroat

Et c’est dans Gorge profonde (Deep Throat de Gerard Damiano, alias Jerry Gerard).

Il s’agit du deuxième film pornographique emblématique du genre. Mais alors que Derrière la porte verte (Behind the Green Door d’Artie et Jim Mitchel, 1972) se caractérise par un parti pris esthétique, Gorge profonde s’essaie à l’humour.

Quand le docteur Young (Harry Reems) annonce à Linda (Linda Boreman) que son clitoris est logé au fond de sa gorge et qu’elle ne peut atteindre la jouissance qu’avec des fellations d’avaleuses de sabre, elle pleure et lui demande : « Ça vous ferait quoi d’avoir une bite au fond de l’oreille ? » Et le docteur de répondre : « Je crois que je m’entendrais jouir ».

Depuis la parution de son autobiographie, L’Épreuve (Ordeal, Citadel Press, 1980), où Linda Boreman a dénoncé les violences physiques et psychologiques qu’elle a subies pour tourner certaines scènes, on regrette d’avoir ri.

Publicités
Cet article, publié dans Crisis ? What crisis ?, L'Envers du décor, est tagué , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s