Là où tout a commencé…


expliciteTheKiss

Et c’est dans Le Baiser (The Kiss filmé par William Heise pour Thomas Edison).

En 47 secondes muettes et un seul plan sur fond noir, Jones C. Rice et May Erwin popularisaient le baiser sur la bouche. Les deux comédiens reproduisaient la dernière scène du 1er acte de la comédie musicale La Veuve Jones.

Outre le scandale provoqué par cette vision ô combien torride, ce très court-métrage témoignait de toute la différence entre le cinéma plus documentaire des frères Lumière qui, à la même époque filmaient L’Arrivée du train en gare de La Ciotat (1895) avec le cinéma plus racoleur de Thomas Edison.

L’Américain donnait ainsi raison à Lo Duca : « Le cinéma de culture occidentale est entièrement fondé sur la dynamique de l’érotisme. Le sexe, par le cinéma, devient un rôle permanent d’attraction ; les différentes intrigues s’efforcent de lui donner une auréole d’art, mais il demeure l’obsession larvée du désir. Le reste est littérature, histoire, esthétique et éthique du cinéma. C’est-à-dire à peu près rien » (L’Érotisme au cinéma, Jean-Jacques Pauvert éditeur, 1957).

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2 commentaires pour Là où tout a commencé…

  1. Pelleteuse dit :

    Reste à savoir s’ils s’embrassaient
    vraiment

  2. Pelleteuse dit :

    Autre remarque à grande profondeur philosophique
    Est ce de ce moment que date le proverbe » un baiser sans moustache , c’est comme un steak sans moutarde »

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