[La Scène qui déchire] Maciste bronze en maillot


Le film érotique Les Gloutonnes (de Jess Franco alias Clifford Brown), sorti avec des inserts hard en 1975 s’est appelé, au fur et à mesure de ses ressorties et éditions sur divers supports, Maciste et les gloutonnes ; Les Vierges de l’Atlantide ; Sexes au soleil pour, surtout, être connu sous le titre : Les Aventures érotiques de Maciste dans l’Atlantide.

L’histoire du film est passablement confuse, voire un tantinet foutraque : une femme en porte-jarretelles (Alice Arno) abandonne la lecture d’un livre pour se caresser sur un lit ou sur un tapis à poils longs et y recevoir une visite masculine. Premier saut dans le temps, elle se rêve en Arminda, la dernière reine des descendantes de l’Atlantide : « Nous sommes les descendantes d’une des plus vieilles civilisations de la Terre ». Ces femmes surnommées les « gloutonnes » à cause de leur appétit sexuel vivent sur une île dans des vêtements aux échancrures savamment rendues indiscrètes par le vent et sont menacées par deux esprits maléfiques : Parka (Kali Hansa) et Caronte (Robert Woods). ces derniers contaminent les Atlantes et leur environnement qui devient ainsi de plus en plus désertique et minéral. Second saut dans le temps, à la Renaissance, le magicien Cagliostro (Howard Vernon) réussit à convaincre Maciste (Wal Davis) d’aller aider les belles Atlantes : « Il y a quelque part des malheureuses femmes qui ont besoin de ta force ».

Maciste suit donc Bianca (Lina Romay) et plonge à sa suite dans la rivière où la belle nage et pique régulièrement du nez dans le seul but de laisser voir ses fesses.

MacisteBianca

Arrivé auprès de la reine Arminda, Maciste est plus que séduit par la souveraine et Cagliostro qui le suit dans sa boule de cristal ne peut que constater : « Ce Maciste ne pense qu’aux fesses ! ».

MacisteArminda

Du coup, les deux esprits maléfiques fomentent un plan : Alba et sa sœur (Chantal Broquet) devront l’épuiser sexuellement ! Voilà donc Maciste se roulant dans la nature avec Alba et, ô surprise, notre héros à de visibles marques de bronzage qui ne font pas Renaissance : ses fesses toutes blanches se détachent du reste de son corps bruni !

MacisteLesGloutonnes

Et comme le film n’était, initialement, qu’« érotique », en plus, le sexe de notre héros n’est jamais montré en érection. D’ailleurs, quelques temps auparavant, Cagliostro mâtait dans sa boule cristal une femme pratiquant une fellation à un homme dont le sexe ne se sentait visiblement pas du tout concerné. Les caresses, ensuite, restaient aussi sans effet jusqu’à ce qu’une giclée fournie apparaisse sur le corps et le visage de la femme. Emmanuel Levaufre (Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques, 16 et 35 mm sous la direction de Christophe Bier, Serious Publishing, 2011) trouve tout cela parfaitement sensé : « Ici, cela a du sens », car les esprits maléfiques ont rendu les femmes insatisfaites ! L’éjaculation précoce serait donc ce qui permet à l’érotisme de ne pas « tomber » dans la pornographie ? En revanche, Emmanuel Levaufre ne dit rien sur le bronzage lacunaire de Maciste.

Joe Gillis

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