Same player shoot again !


JAvais15Ans

« Il est grand temps que je me rattrape ». C’est par ces mots que commence le sursaut de l’héroïne de J’avais 15 ans en 68 de Catherine Beaunez… avec cette impression d’avoir manqué quelque chose, d’être passée à côté de l’événement, de ne pas avoir vécu ce que les vieux racontent crânement sur l’époque d’alors. Catherine Beaunez raconte les initiatives que prend son héroïne afin de « se rattraper ». Et la voilà partie à la recherche de la classe ouvrière perdue, de celui qui lui fera rejouer sa jeunesse : « Si j’devais m’en faire un. Çui là ! ».

L’auteure livre surtout les multiples pensées, les espoirs et les fantasmes qui traversent l’esprit de son héroïne, matérialisés en quelques coups de crayons aussi efficaces et drôles que les textes.

J’avais 15 ans en 68 est ainsi l’histoire d’un emballement, d’une tentative de coup d’État onirique sur la réalité et d’une prise de pouvoir par l’auto-dérision. Comme l’écrit l’historienne Michelle Perrot en quatrième de couverture : « Les femmes n’ont pas d’humour, dit-on. Catherine Beaunez a relevé le défi, avec une tendre férocité ».

Marc Gauchée

L’album est disponible en « édition limitée » (12 euros) sur le site de l’auteure : catherinebeaunez.net.

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