De quoi la pop culture est-elle le nom ?


CulturePop

En France, à écouter la radio et à regarder la télévision, on a l’impression que la « pop culture », parfois seulement mentionnée avec le seul nom générique de « pop », est partout. Elle est devenue l’incarnation d’une culture sympathique et accessible. Les grands médias ne s’y sont pas trompés. Pas une émission culturelle qui ne s’en réclame : « Pop Fiction » d’Ali Rebeihi en 2015-2016 (le dimanche sur France inter à 17h), « Pop up » d’Audrey Pulvar en 2016-2017 (le samedi sur C8 à 11h). Derniers en date : « Popopop » d’Antoine de Caunes (sur France Inter à 16h ) et « Melting pop » (sur Europe 1 à 9h ) de Patrick Cohen. Ces émissions traitent de toutes les cultures en profitant du label « pop culture », appellation positive au sens moins que précis. Par exemple, la chronique de Rebecca Manzoni « Pop and Co » (sur France Inter à 7h20), oscille ainsi entre culture « populaire » quand elle aborde l’histoire des tubes ou des chansons à succès, et culture « savante » quand elle signale une œuvre musicale qui, selon elle, vaut la peine d’être découverte. La confusion est savamment entretenue, comme si le côté « pop » était susceptible de rendre moins rébarbatif et plus légitime le côté « culture ».

Les établissements culturels connaissent le même engouement que dans les médias de masse, témoignant de la formidable intégration de cette pop culture au sein de la culture officielle. Pour avoir une idée de la pénétration de la pop culture dans les lieux habituellement dédiés à la culture savante ou officiellement reconnue, il suffit de prendre comme marqueur La Guerre des étoiles.

L’œuvre de George Lucas a été traitée par deux expositions. En 2005-2006, « Star Wars l’expo » à la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette à Paris, est entièrement consacré aux films de la série. En 2015, c’est la Petite galerie du Louvre qui consacre une exposition aux « Mythes fondateurs d’Hercule à Dark Vador », citant ainsi le principal protagoniste de la série Star Wars. En dix ans, Star Wars est ainsi passé d’un lieu de vulgarisation scientifique de la périphérie parisienne dans le XIXe arrondissement, au musée culturel le plus officiel situé au cœur de la Capitale. De plus, entre 2005 et 2015, Star Wars n’est plus une œuvre qui décrit un futur de science-fiction, un monde imaginaire sans aucun lien avec le nôtre, l’œuvre de George Lucas s’inscrit désormais, au Louvre, dans la continuité de l’histoire et de l’imaginaire de notre civilisation.

Lire la suite de l’article de Marc Gauchée dans le numéro 11 de Critica Masonica.

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