[Les Scènes qui déchirent] Cléopâtre : ni vibro, ni gode. La preuve par Venantino Venantini


Le professeur d’histoire ancienne, Christian-Georges Schwentzel, est formel : contrairement à ce qu’ont imaginé Philippe Brenot et Laetitia Coryn dans Sex Story (Les Arènes, 2016), « Cléopâtre n’a pas inventé le vibromasseur » (theconversation.com, 7 mai 2017).

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D’abord parce qu’en tant que reine, Cléopâtre pouvait avoir recours à des esclaves sexuels. Ensuite parce qu’elle n’eut que 3 amants connus (un fils de Pompée, Jules César et Marc Antoine) et 1 premier amant hypothétique (le Sicilien Apollodore, l’un de ses gardes du corps). Bref Cléopâtre n’était ni une nymphomane telle que l’ont décrite les auteurs latins pour la déconsidérer, ni une femme délaissée, car « du sexe, des plaisirs et des richesses, elle en avait à profusion » (Christian-Georges Schwentzel, art. cit.).

La reine d’Egypte était même l’exacte opposée de Kelmis (Rita Silva) dans Les Nuits chaudes de Cléopâtre (Sogni erotici di Cleopatra de Cesar Todd alias Rino di Silvestro, 1985). Cette Kelmis, dame de cour, complote contre Cléopâtre avec l’aide de Dolabella (Venantino Venantini, oui, oui, l’un des tueurs des Les Tontons flingueurs de Georges Lautner, 1963). Mais ce couple de comploteurs est loin d’avoir une sexualité épanouie. En effet, à chaque fois, qu’ils se rencontrent pour s’accorder quelques plaisirs sensuels, Dolabella s’interrompt en pleine action et quitte brusquement Kelmis qui doit donc se rabattre sur un énorme godemiché pour finir ce que Dolabella n’a fait que commencer : quand il font l’amour dans la position de l’homme debout, quand il lui pratique un cunnilingus ou quand elle le fouette…

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Être abandonnée en pleine action, voilà ce qui n’est certainement jamais arrivé à Cléopâtre et, d’ailleurs, qui n’arrive jamais. Le professeur Christian-Georges Schwentzel concluait de son côté : « Il y a vraiment bien peu de chances que Cléopâtre ait inventé le vibromasseur ». Et la fiction érotico-italienne des années 1980 permet d’ajouter que pour ce qui concerne le « godemiché », c’est d’abord sa dame de cour qui l’utilisait.

Marc Gauchée

 

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