Bellflower met le feu au cinéma indé


On n’y croit pas, d’abord, à l’histoire d’amour cucul de Bellflower, la météorite américaine du jeune cinéaste Evan Glodell. Un film un peu immature, dont le tournage à l’arrache va rapidement nous épuiser. Mais à mesure que l’on suit l’errance de ces jeunes adolescents préparés à l’apocalypse grâce à leur méga lance-flamme et leur super bagnole nommée Medusa, on succombe progressivement au charme et à la fraîcheur d’une drôle d’œuvre indé. Comme on se laisse rattraper par les préoccupations amoureuses des nos deux protagonistes, lesquels nous ramènent, par leur naïveté et leur romance désespérée, à notre propre histoire. Quant aux techniques de tournage, elles se révèlent au final assez ingénieuses, l’usage systématique du contrejour, du ralenti, de la saturation et de l’image volontairement « crade » contribuant à voir éclore une esthétique révolutionnaire, jamais vue auparavant. Étonnant, conclut-on tandis que le film touche à sa fin, ce que commence à produire la nouvelle génération du cinéma US (encore lui), cette fameuse « génération Y » (ultra-connectée et envisageant les nouvelles technologies comme seul espoir d’échapper à une apocalypse de plus en plus palpable), qui s’impose peu à peu dans le paysage cinématographique indépendant, et dans la société d’une manière générale. Gus Van Sant et Larry Clark n’ont, en tout cas, pas de souci à se faire, la relève est dignement assurée…

Matthieu Z.

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